La canicule parfois fait aussi fondre les expressions idiomatiques, ce qui est bon pour l’humour. Voici deux exemples authentiques :

> 1er exemple : je marche dans la rue. J’attends à un feu de traverser la rue. Un homme qui attend à ma droite me dit :
« – LUI : on n’est pas en froid. Personne n’est en froid en ce moment. La canicule c’est bon pour la paix au moins !
MOI : mais ça chauffe, ce qui n’est pas très bon pour la paix…
LUI : oui mais au moins on n’est pas en froid. Regardez, je vous parle alors qu’on se connaît pas. »
> 2ème exemple : j’échange par sms avec un ami à qui je propose de prendre un verre :
« – MOI : Tu es bienvenu pour un verre chez moi
– LUI : ah pardon je ne t’avais pas répondu. Je suis sous l’eau j’ai du mal à suivre les choses.
– MOI : J’aimerais être sous l’eau au sens littéral
– LUI : ahah c’est l’occasion d’en faire un billet de blog 🙂
– MOI : Par remotivation d’expressions métaphoriques figées ! »
Le ressort de l’humour de ces échanges repose dans la remotivation d’expressions métaphoriques figées, c’est à dire la réactivation de leur sens littéral. Dans la première discussion, dans un contexte de chaleur intense, l’expression « être en froid », utilisée avec la négation, reprend son sens littéral = ne pas avoir froid = avoir chaud. Ce qui crée une nouvelle interprétation du sens figuré de l’expression « être en froid ».
C’est cette superposition des deux interprétations littérale et métaphorique qui crée un effet de décalage comique. Si on a chaud, c’est qu’on est plus en froid au sens propre, mais aussi métaphorique = on est en bons termes, donc tous en paix. J’essaie moi aussi de rajouter mon granum salis avec l’utilisation de « ça chauffe », où je joue sur le sens littéral et figuré (en pensant notamment à la situation géopolitique).
Dans le deuxième échange, je reprends l’expression être sous l’eau utilisée par mon interlocuteur débordé, en en réactivant le sens littéral d’être plongé sous l’eau (pour se rafraîchir aussi). Ce jour-là, j’avais essayé d’aller à la piscine, mais il n’y avait plus de place…
Et vous, quelles sont vos perles de canicule ? Racontez les en commentaires !

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